Cice : le préfet rencontre les patrons de l’Essonne

17 Déc 2013 Entreprise

Face au décrochage français, l’Etat a lancé en novembre le Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi (Cice) en appelant à la mobilisation de toutes les forces vives. Dans cette optique, le 17 décembre, le préfet de l’Essonne a recueilli les avis des organisations patronales essonniennes.

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Le fameux décrochage français se chiffre : part de l’industrie dans la valeur ajoutée tombée de 18% en 2000 à 12,5% en 2011, chute des parts de marché en Europe de 12,7% en 2000 à 9,3% en 2011 et une balance commerciale inversée. Hors énergie, elle était excédentaire de 17 milliards d’euros en 2002, elle est aujourd’hui déficitaire de plus de 25 Md€. Face à cette spirale inquiétante, le gouvernement a lancé en novembre dernier le Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi (suite notamment au rapport Gallois) s’adressant à l’ensemble des forces vives du pays : Etat, collectivités locales, banques, qui doivent financer l’économie réelle, salariés, et, au premier chef, les entreprises. Le pacte proposé par le gouvernement est un ensemble de 35 mesures d’une ampleur inédite, pour un nouveau modèle fondé sur la montée en gamme de notre économie, clé de la stratégie française dans la mondialisation. Dans cet objectif, le gouvernement a décidé un allégement de 20Md€ par an du coût du travail, qui sera mis en œuvre, dès 2013, sur trois ans, avec un allégement de 10 Md€ dès la première année, et de 5 Md€ supplémentaires chacune des deux années suivantes.

Mobilisation générale

Le succès du Cice suppose l’engagement de l’ensemble des acteurs de l’économie française et en premier lieu des entreprises de notre pays. Dans cet objectif de mobilisation, le préfet de l’Essonne, Bernard Schmeltz, a rencontré les organisations patronales de l’Essonne le mardi 17 décembre 2013, en préfecture, à Evry. Ces dernières ont répondu présentes en nombre avec Christian Thérond, président du Medef Essonne, accompagné de Catherine Nouvellon-Rouzies, vice-présidente de Femmes chefs d’entreprises 91, Jack Chopin-Ferrier, président de l’Association des chefs d’entreprises du centre d’envergure européenne, Jean-Pierre Mougin, vice-président du Medef Essonne, Jean-Baptiste Savansongkham, président de la Fédération des très petites entreprises de l’Essonne, de Véronique Tonnoir, représentante du CJD, et de Bernard Toulouse, président de la Fédération du bâtiment de l’Essonne.

Des propositions concrètes

De cette rencontre est ressortie l’expression de la part des chefs d’entreprises d’un manque de lisibilité sur l’avenir, d’une incertitude (en particulier sur les questions fiscales et réglementaires) et la demande de rétablir la confiance entre les chefs d’entreprises, les administrations et les élus. Concrètement, quatre revendications se sont exprimées autour de ce pacte de confiance désiré par ces représentants du patronat. Primo, la baisse, en urgence, des charges des entreprises et des dépenses publiques. Secundo, une pause législative et réglementaire. Tertio, l’arrêt de la considération des entrepreneurs comme des délinquants en puissance. Et enfin, la simplification de la réglementation qui entrave l’initiative des entrepreneurs. Notamment le Medef a proposé l’ouverture de cinq chantiers autour de l’efficience de la sphère publique, le coût du travail, la fiscalité, la simplification administrative et l’attractivité de la France pour l’emploi avec pour un objectif de créer un million d’emploi en 5 ans.