R2V : des chefs d’entreprises du Sud-Essonne créent un écosystème

13 Jan 2014 Local

Autour d’un projet de mutualisation de moyens et de mise œuvre de synergies, une trentaine d’entreprises du secteur de Milly-La-Forêt, aux activités très variées, se sont unies pour former le Réseau des deux vallées (R2V), avec un fort soutien des élus locaux.

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Avec la crise, le pragmatisme de « l’agir collectif et local » s’impose de plus en plus. Lancée en octobre dernier, l’idée de former un réseau entre les entreprises du secteur de la vallée de l’Ecole et celle de l’Essonne a rapidement fait son chemin. « Dès novembre, nous avons pu créer le Réseau des deux vallées (R2V) avec une trentaine de membres sur ce secteur qui compte environ 400 entreprises, explique son président, Laurent Berlie, dirigeant des laboratoires Eona (Milly-la-Forêt). Un succès pour lui très simple à expliquer : ce projet répond à des attentes réelles. « Nous sommes aux commandes d'entreprises qui ont choisi de s’implanter sur ce territoire pour la qualité de vie qu’il offre, souligne le dirigeant. Mais,situé aux confins de trois départements, il est isolé. » Ce qui n’est pas sans préjudices pour se faire entendre, notamment des pouvoirs publics, comme sur le dossier du haut-débit. Le fait de se regrouper... permet d'avoir plus d'impact. « La mairie de Milly-La-Forêt et la Communauté de communes de la vallée de l’Ecole ont très bien compris nos enjeux en nous soutenant matériellement », précise l’enthousiaste et dynamique président de l’association.

Un réseau déjà très actif

A peine né, le réseau, déjà très actif, a déjà programmé une série de rencontres thématiques animés par des experts jusqu’à l’été prochain. « Aides financières et optimisation dépenses », « Management », « Relations avec les banques », « Mutualisation des besoins », « Réseaux sociaux et web », « Formation et gestion des conflits », « Prise de parole en public » : les sujets ont été choisi avec soin pour fédérer un maximum d’adhérents. « Notre objectif est de doubler l’effectif dans les mois qui viennent », détaille M. Berlie qui vise, à terme, un objectif plus large : créer un véritable écosystème en développant de bonnes pratiques. « Nous allons mutualiser nos moyens pour, par exemple, effectuer des achats groupés, gérer le quotidien (desserte, déchets, etc.) mais aussi mieux nous connaître et trouver des synergies. Certains sont des prestataires potentiels pour les membres du réseau », conclut-t-il en saluant le soutien des élus locaux qui mettent à la disposition des éco-entrepreneurs un chargé de mission et des locaux. Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin !

Pierre Talbot