"Made in France" : le quotidien des dirigeants de PME-PMI

26 Jan 2012 Entreprise

75 % des dirigeants de PME/ETI ont leur outil de production situé en France, selon le 13e Observatoire Banque Palatine de la Performance des PME/ ETI (CA de 15 à 500 millions d’€) réalisé auprès de 302 dirigeants par l’institut OpinionWay en partenariat avec le magazine Challenges et la chaîne i>Télé.

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75 % des dirigeants PME/ETI ont leur outil de production situé en France.
Et seulement 25% des dirigeants de PME/ETI déclarent avoir une part de leur activité localisée à l’étranger. Ce qui finalement est une bonne chose pour le made in France. 77% des patrons de PME/ETI donnent la priorité à des sous-traitants/fournisseurs qui réalisent leurs produits ou services en France. Pour mémoire, cette tendance est toutefois moindre qu’auprès du grand public, qui ferait le choix des produits Made in France à hauteur de 91%.

La quasi-totalité des entrepreneurs estiment que  produire en France permet de créer et de maintenir des emplois (95%) et de préserver le savoir-faire national/régional (92%). Cependant, ils sont seulement 4 sur 10 à estimer que le Made in France donnent la possibilité de faire des économies sur les achats.
34% considèrent même que c’est un luxe que d’avoir des sous-traitants/fournisseurs fabriquant en France.

Le moral des dirigeants

 

Concernant leur activité, 70% des patrons interrogés demeurent optimistes. Un niveau qui reste quasiment stable depuis septembre 2011. Ils sont également 45% à estimer que, malgré la crise, leur chiffre d’affaires réalisé en 2011 sera supérieur à celui de 2010. Seulement 2 dirigeants de PME/ETI sur 10 pensent faire moins bien en 2011 qu’ils n’ont fait en 2010.
Cependant pour leurs prévisions d’activité à 6 mois, seulement 35% prévoient une croissance de leur CA et un peu plus estiment qu’il devrait rester stable (37%).

L'emploi

 

Les embauches de salariés réalisées dans les PME/ETI en 2011 sont positives par rapport à 2010, avec un solde de + 9%. Plus de la moitié des entreprises (55%) ont maintenu leurs effectifs.
L’emploi des cadres est resté quasi stable en 2011 avec un solde juste positif, la part de créations (15%) étant à peine supérieure à celle des suppressions (14%). Le solde juste positif (+ 1%) est lui aussi similaire à celui réalisé en 2010 (0%).

68% des dirigeants envisagent une stabilité de l’emploi salarié pour les 6 prochains mois : 16% pensent créer des emplois, et autant en supprimer. Concernant les cadres, la stabilité est plus marquée que pour les salariés (79%). Le solde d’emploi est positif à + 3%.

Priorités stratégiques

 


En 2011, les dirigeants se recentrent sur leurs fondamentaux pour développer la performance de leur entreprise. C’est la stratégie commerciale qui arrive en tête (86%), suivie par les éléments liés à la rentabilité et à une meilleure utilisation des outils de production : process de production et productivité (73%) et l’organisation interne ou réorganisation (68%). Bien qu’en baisse depuis septembre 2011, l’innovation et le positionnement sur de nouveaux marchés sont restés des axes importants de développement.

Pour le 1er semestre 2012, les 3 piliers de leur stratégie sont : la stratégie commerciale, la productivité et la réorganisation (respectivement 88%, 73% et 68%). Le développement à l’international et les acquisitions d’entreprises ou fusions ne semblent toujours pas être pour les 6 prochains mois des éléments stratégiques prioritaires.

Pour Daniel Karyotis, président  du directoire de la Banque Palatine : « malgré la crise, les dirigeants de PME/ETI tiennent le cap. Elles ont ainsi pu continuer à maintenir leur outil de production dans l’hexagone. Jusqu’à présent, les entreprises de taille intermédiaire ne sont pas trop atteintes par la crise, leurs carnets de commandes étant encore bien remplis. Depuis l’accalmie des marchés financiers amorcée en décembre, les chefs d’entreprises redeviennent progressivement plus optimistes : par conséquent, 2012 sera peut-être une année moins morose que certains l’indiquent et le 1er trimestre sera  déterminant.»

Pour Frédéric Albert, directeur-adjoint du développement d’OpinionWay : « Une large majorité des PME-ETI (75%) déclarent avoir l’ensemble de leur activité localisée en France et les trois-quarts d’entre elles privilégient des sous-traitants et des fournisseurs fabriquant en France. Le ‘Made in France’ est donc déjà une réalité pour les PME-ETI françaises. En dépit de la crise et malgré une situation de l’emploi qu’ils jugent difficile, les dirigeants de PME-ETI restent, en ce début d’année, optimistes pour ce qui est de leur activité (70% sont optimistes et 45% estiment que leur CA sera en croissance). »



 

 

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