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janvier 2010Imagene : un grand pas pour la science
En développant et en brevetant au niveau mondial une technologie de conservation de l’ADN à température ambiante, Imagene a permis de franchir un grand pas dans le domaine des sciences du vivant et des biotechnologies. Ses mini capsules assurent une préservation illimitée de l’ADN. C’est à une véritable révolution de conservation de l’ADN que la société Imagene vient de contribuer en concevant un procédé de stockage à température ambiante et à l’abri de tous les facteurs d’altération. « Jusqu’à maintenant, l’ADN ne pouvait être conservé que dans des conditions de grand froid, entre moins 20 et moins 80°, ce qui engendre un certain nombre de contraintes comme le besoin d’espace pour loger de très gros congélateurs, de coût, de maintenance. Une technique qui a forcément ses limites et qui ne met pas à l’abri de la perte des échantillons en cas de panne, par exemple », explique Sophie Tuffet, directeur général d’Imagene. L’ADN s’est imposé depuis de nombreuses années comme un outil d’analyse et de recherche indispensable. Il concerne directement tous les travaux à visée scientifique, médicale, pharmaceutique, agricole, environnementale, d’enquête criminelle. « La génétique évolue constamment, commente Sophie Tuffet. Les nouvelles informations qu’elle apporte nécessitent de revenir, parfois de nombreuses années après, sur l’ADN des patients pour mieux comprendre les mécanismes impliqués dans certaines maladies. C’est également valable pour la biodiversité. Des espèces disparaissent chaque année, sans qu’on ne les connaisse vraiment et qui ne pourront être analysées que longtemps après. Cette nécessité de s’inscrire dans la durée s’applique à de très nombreux autres domaines. » En 1998, une équipe de biologistes moléculaires, généticiens et chimistes crée Imagene SA au sein de la technopole de Bordeaux. Son but est de trouver un procédé autre que la congélation pour conserver l’ADN. « A partir de travaux qui montraient que l’ADN de petits organismes, conservés dans l’ambre, à l’abri de l’eau, de l’oxygène et de la lumière avait pu franchir les siècles sans dommage, on a vite vu que c’était possible », raconte Sophie Tuffet. La technologie conçue par Imagene est fondée sur le confinement de la molécule d’ADN purifiée et déshydratée dans des mini capsules métalliques inoxydables. Le tout se fait sous atmosphère contrôlée et inerte. La capsule DNAshell, scellée par laser, identifiée par marquage laser, infalsifiable et inviolable permet ainsi de conserver intact l’ADN à température ambiante des centaines, voire des millions d’années. Imagene a installé sa plateforme industrielle en 2007 au Genopole. Elle intègre une chaîne de production entièrement automatisée sous atmosphère inerte qui peut fournir 2 500 capsules par jour. Cette production peut être portée à 1,5 million d’unités. Les principaux clients d’Imagene sont actuellement l’institut Pasteur, l’AFM, le Muséum d’histoire naturelle de Paris. La gendarmerie nationale est également très intéressée. Comme le souligne la directrice générale d’Imagene, beaucoup d’autres marchés s’ouvrent : « Il a fallu beaucoup de travail pour arriver au stade industriel. Nous ne sommes pas inquiets. Nous sommes des pionniers. Certains marchés comme ceux des laboratoires pharmaceutiques s’ouvrent dès maintenant. Quand nous auront signé ces contrats nous pourrons envisager un avenir international. » Article de Patrice Buyens Défaillances d’entreprises en 2009
En Ile-de-France, Altares note une augmentation des défaillances de 8% en 2009 (+11,4 % en France). Paris, qui porte la tendance régionale, enregistre une augmentation de 8 %. La Seine-et-Marne est proche avec une évolution de + 9 %. En dessous de la moyenne régionale fi gurent les Hauts-de-Seine (+ 6 %) et mieux encore la Seine-Saint-Denis dont les défaillances reculent de 4 %. Un peu au-dessus de la moyenne régionale, l’Essonne et le Val-de-Marne ressortent à + 12 % et le Val-d’Oise à + 14 %. Les Yvelines décrochent avec une augmentation de + 27 %. L’AFM prolonge son partenariat avec MyosixAprès une première année de collaboration pilote, l’AFM prolonge son partenariat avec la société Myosix, spécialisée dans la production et le développement de produits de thérapie cellulaire, pour la mise à disposition gratuite de myoblastes aux équipes de recherche travaillant au développement de thérapies innovantes pour les maladies neuromusculaires : 12 équipes en France et à l’étranger ont déjà bénéficié de ce service, avec une mise à disposition de 88 lots de myoblastes.Cofor ... choisie par Aéroport de ParisAéroports de Paris a signé un marché de travaux de forage avec l’entreprise Cofor (Maisse) pour la réalisation d’un doublet géothermique sur l’aéroport Paris-Orly. Les travaux comprennent la réalisation de 2 puits orientés et déviés à une profondeur d’environ 1 750 mètres. Ces 2 puits, mitoyens en surface, seront séparés d’environ 1 400 mètres en fond de forage. A terme, plus de 6 500 mètres linéaires de tubes en acier seront mis en place lors de ces opérations de forage. En attendant l’arrivée du matériel de forage, prévue en mars 2010 et qui permettra d’atteindre la cote finale à 1 750 mètres, l’entreprise Cofor a démarré les travaux préparatoires au forage (aménagement de l’aire de forage et mise en place du premier tube de soutènement à 35 m de profondeur). L’aéroport de Paris-Orly est situé à l’aplomb d’une nappe d’eau chaude, l’aquifère du Dogger. A 1 700 m de profondeur, la température de l’eau y atteint 74°C. Selon les premières estimations d’Aéroports de Paris, il serait possible d’exploiter un débit de près de 250 m3/h et d’économiser environ 40 GWh de gaz, évitant jusqu’à 9 000 tonnes d’émission de CO2 chaque année.Moral des industriels : léger mieux ?Christian Estrosi constate qu’avec cette progression de 4 points en janvier, le moral des industriels, désormais à 92 points, se rapproche de sa moyenne de longue période (100 points), après quinze mois de tendance à la baisse liée à la crise. Le ministre chargé de l’Industrie est particulièrement heureux de souligner que les « perspectives générales », c’’est-à-dire l’opinion des industriels sur l’activité de l’industrie dans son ensemble, s’améliorent très significativement à un niveau désormais supérieur à leur moyenne de long terme. Christian Estrosi, qui se verra remettre, ce lundi 25 janvier, le rapport final des États généraux de l’Industrie, a déclaré : « On ne pourra parler de sortie de crise qu’avec la reprise de l’emploi. Mais ces chiffres dessinent une tendance favorable parce que la crise a démontré, s’il en était besoin, le rôle déterminant de l’industrie pour la santé économique de notre pays. Alors qu’avec les États généraux de l’industrie, nous avons voulu faire de l’industrie le moteur du redémarrage économique, ces chiffres offrent de bonnes perspectives pour la sortie de crise et renforcent notre détermination à dessiner un avenir industriel pour la France ». Source : communiqué de presse. A lire : Créer une entreprise
Chaque année, environ 300000 entreprises sont créées ou reprises. La longévité d’une entreprise est essentiellement liée à la qualité de la préparation du projet. Celui qui souhaite s’installer à son compte doit-il créer une société ou une entreprise individuelle ? Quelles sont les formalités indispensables et leur coût ? Comment obtenir des aides Où trouver le financement ? Quels seront les montants des cotisations sociales ? Quel statut sera appliqué au nouvel entrepreneur ? Le choix d’une structure juridique est un choix aussi important pour une entreprise que le choix d’un statut matrimonial par les futurs époux. Il conditionne en effet le régime fiscal de l’entreprise, la responsabilité de son créateur et sa couverture sociale, son mode d’imposition et la possibilité pour son conjoint de travailler à ses côtés tout en étant correctement rémunéré. Cet ouvrage, intitulé "Créer une entreprise" est une véritable aide à la création. Il explique clairement l’ensemble des notions comptables, sociales et fiscales que tout créateur ou repreneur d’entreprise doit connaître avant de se lancer. Il l’accompagne étape par étape jusqu’aux formalités de création Parution décembre 2009 - Prix : 28 € - Collection : Guide encyclopédique, éditions Le Particulier. Le droit des comités d’entreprise
“Le droit des comités d’entreprise et des comités de groupe” de Maurice Cohen est l’ouvrage de référence qui fait autorité en la matière dans les entreprises, dans les syndicats et chez les professionnels du droit. Cette 9ème édition est publiée au cours d’une crise économique d’une ampleur inconnue depuis la création des comités d’entreprise. Les licenciements et délocalisations fragilisent gravement la situation des salariés. Les comités d’entreprise, là où ils existent, sont sollicités plus que jamais en raison de leurs attributions économiques. “Le droit des comités d’entreprise et des comités de groupe” analyse de manière très détaillée les textes et la jurisprudence sur la vie des comités d’entreprise. Grâce à la longue expérience de Maurice Cohen comme journaliste et juriste, cet ouvrage a la particularité de traiter tous les problèmes, même les plus compliqués, relatifs aux différents comités d’entreprise, d’une manière accessible à tous les acteurs de la vie sociale, juristes et non juristes, et en particulier aux élus du personnel. L’impérieuse nécessité d’une refonte Au cours des quatre années qui se sont écoulées depuis la 8e édition de cet ouvrage, le droit du travail, et singulièrement celui des comités d’entreprise, ont connu des modifications confinant au bouleversement : nouveau code du travail avec une numérotation à six chiffres, lois diverses modifiant aussitôt ce nouveau code, etc. À cela s’ajoute une nouvelle jurisprudence qui doit jongler entre l’ancien et le nouveau code en s’efforçant de faire respecter la règle du droit constant, affirmée par le législateur et confirmée par l’administration. 9ème édition Cette nouvelle édition analyse clairement sur 1230 pages toutes ces modifications de manière à aider les représentants du personnel à sauvegarder les prérogatives des comités d’entreprise, souvent malmenées mais particulièrement précieuses dans la crise économique actuelle. 1230 pages Prix : 110 € Protection du patrimoine des commerçants : la fédération des enseignes du commerce associé satisfaiteLe 6 janvier dernier à Cholet, Nicolas Sarkozy a présenté ses vœux aux forces économiques dans lesquels il a accordé une place relativement importante et particulière au commerce. La FCA (Fédération des enseignes du commerce associé) tenait à saluer cette initiative et y voit la volonté du Chef de l’Etat de redonner au commerce sa place dans l’économie. La fédération félicite plus particulièrement l’annonce du nouveau projet de loi concernant le patrimoine personnel du commerçant individuel. Porté par Christine Lagarde et Hervé Novelli au Parlement en février prochain, celui-ci permettrait aux artisans et aux commerçants de déclarer quelle part de son patrimoine est affectée ou non à son activité professionnelle, celle–ci constituant la seule garantie pour d’éventuels créanciers. Bien que la Fédération regroupe des sociétés dans lesquelles le patrimoine est distinct de celui des associés, la FCA tenait à saluer ce projet de loi encourageant à un autre mode de fonctionnement valorisant l’initiative entrepreneuriale. Cette mesure va permettre d’établir de nouvelles relations entre les banquiers et les commerçants en les instaurant sur des critères de confiance et sur une nouvelle compréhension des projets portés. La Fédération soulève cependant une crainte face aux ressentiments des partenaires banquiers qui, face à un manque certain de garanties, pourraient restreindre l’accès au crédit. Marchés de l’immobilier d’entreprise en France : bilan et perspectivesEn 2009, la forte détérioration du climat économique international a entretenu l’attentisme des utilisateurs et des investisseurs et contribué au fléchissement général des marchés français de l’immobilier d’entreprise. « Avec une chute de 40% des montants engagés (7,8 milliards €) par rapport à 2008, les difficultés de financement ont, comme l’an passé, pesé sur le marché de l’investissement. Coïncidant avec la normalisation des marchés financiers et le retour au vert de plusieurs indicateurs économiques, l’augmentation régulière des volumes investis et l’appétit croissant de certains investisseurs ont toutefois montré que le marché de l’investissement se trouvait bien engagé sur le chemin de la reprise » annonce Olivier Gérard, Président de Cushman & Wakefield France. Tel n’est pas le cas des marchés locatifs, dont l’affaissement brutal a reflété la prudence et les difficultés d’entreprises avant tout soucieuses de réduire leurs coûts immobiliers. « Avec 1,75 million de m², la demande placée en 2009 sur le marché des bureaux d’Ile-de-France accuse un recul de 26 % par rapport à 2008. L’ampleur de cette chute, sur fond de forte poussée du chômage et des défaillances d’entreprises, n’indique pas pour autant qu’un point bas ait été atteint » poursuit Olivier Gérard. Encore résistant en début d’année 2009, le marché de l’immobilier de commerces n’a pas non plus été épargné : parcs d’activités commerciales, centres commerciaux et rues commerçantes ont, au fil des mois, pâti du recul de la consommation des ménages et du ralentissement des dynamiques d’expansion des enseignes. LE MARCHÉ DE L’INVESTISSEMENT EN FRANCE Augmentation progressive des montants investis : 7,8 milliards d’euros ont été investis en France en 2009, soit une baisse de 40 % par rapport à 2008 et de 73 % par rapport à 2007, niveau le plus haut du marché. Après le point bas du premier trimestre, les volumes investis ont constamment progressé tout au long de 2009, le marché français bénéficiant notamment de la correction des valeurs et d’une meilleure lisibilité. Cette progression des volumes a coïncidé avec l’augmentation du nombre de transactions significatives même si, sur l’ensemble de 2009, seules 16 opérations supérieures à 100 millions euros ont été répertoriées. L’Ile-de-France concentre toujours la grande majorité des engagements : si les volumes investis en Ile-de-France accusent une baisse de 43 % sur un an et de 75 % par rapport à 2007, la région parisienne reste néanmoins prisée par les investisseurs. La part des actifs de bureaux y est toujours majoritaire (84 % des volumes investis) et Paris QCA et la première couronne demeurent particulièrement appréciés. L’Ile-de-France concentre 69 % des montants engagés en France contre 31 % en province dont l’activité, en 2009, a été en grande partie soutenue par les commerces grâce notamment à la réalisation de trois grandes transactions (les portefeuilles Mercialys et Decathlon et le centre commercial Le 31 à Lille). Un marché des commerces très actif : avec une augmentation de 58 % des volumes investis par rapport à 2008, les commerces affichent, pour 2009, de belles performances notamment liées à l’appétit des investisseurs pour les centres commerciaux (57 % de l’ensemble des montants engagés dans des actifs de commerces). Après la chute déjà enregistrée l’an dernier, les volumes investis en bureaux accusent en 2009 un fort recul de 49 % par rapport à 2008. La tendance s’est toutefois inversée au second semestre, avec la concrétisation de quelques grandes transactions. Avec une part de marché limitée à 8 %, les actifs industriels pâtissent le plus fortement de la dégradation du climat économique et de l’aversion au risque des investisseurs. Prépondérance des investisseurs en fonds propres : la demande émane avant tout des structures investies en fonds propres. Les nouvelles conditions de marché ont de fait profité aux acteurs long terme, acheteurs riches en equity, même si leur activité reste toutefois contrainte par la pénurie d’offres de qualité correspondant à leurs exigences. Retour des investisseurs étrangers : Les Français restent les plus actifs et totalisent 65 % des volumes investis. Toutefois, après la période de retrait des investisseurs étrangers, le marché hexagonal profite aujourd’hui d’un certain regain d’intérêt de leur part et en particulier de celle des investisseurs allemands. Ces derniers sont les plus dynamiques et privilégient tout particulièrement les meilleurs actifs du marché parisien ainsi que les commerces. Leur part de marché importante contraste avec le retrait des investisseurs anglo-saxons et des autres acteurs ayant recours à la dette. Pression à la baisse des taux de rendements haut de gamme : les taux de rendement des actifs haut de gamme ont cessé de progresser et enregistrent même une pression à la baisse liée à la forte compétition des investisseurs pour les produits haut de gamme. Seuls les actifs de moindre qualité, ne bénéficiant pas du meilleur emplacement et exposés à la baisse des valeurs locatives, pourraient subir une nouvelle hausse des taux de rendement. Les quelques signes de reprise récemment apparus sur le marché de l’investissement ne doivent pas masquer les difficultés qu’affrontent les marchés locatifs, qui devraient encore pâtir en 2010 des incertitudes du climat économique. Par ailleurs si les conditions de financement ont été assouplies, elles n’en demeurent pas moins strictes, notamment pour les emprunteurs n’offrant pas toutes les garanties et ne ciblant pas des produits de qualité. Une nouvelle amélioration du marché français de l’investissement en 2010 dépendra donc largement d’une amélioration plus franche de l’accès au crédit. Elle dépendra également de l’augmentation de l’offre de qualité, et plus particulièrement des opportunités offertes aux investisseurs étrangers, ce qui pourrait alors contribuer de façon décisive au regain d’intérêt des acteurs internationaux. LE MARCHÉ DES BUREAUX EN ILE-DE-FRANCE Baisse de la demande placée : avec 1 750 505m² de bureaux loués ou vendus aux utilisateurs, la demande placée accuse un repli de 26 % par rapport à 2008. Ce recul, notamment lié à la chute de la part des transactions > 4 000 m² (45 % contre 49 % en 2008) et à la diminution du nombre de très grandes transactions, reflète l’attentisme des entreprises et leur tendance à renégocier leur bail plutôt qu’à déménager. Un recul quasi général des secteurs tertiaires d’Ile-de-France : la dégradation de la conjoncture économique a pesé sur les performances de certains secteurs de première couronne, entravant la poursuite du rééquilibrage du marché d’Ile-de-France. L’Est et le Nord ont notamment pâti de la forte diminution du volume de transactions > 4 000 m² (- 60 et 66 % respectivement par rapport à 2008). La part des marchés établis n’a pas pour autant progressé, le faible volume de la demande placée dans Paris QCA ou à La Défense confirmant l’existence d’un décalage entre les exigences des utilisateurs et l’offre qui leur est proposée (loyers encore élevés, offre limitée de grandes surfaces neuves, etc.). Paris Rive Gauche à contre-courant : ce secteur est le seul à afficher une augmentation franche de la demande placée (+ 51 %), liée à la réalisation de plusieurs transactions > 4 000 m² dont le volume total est en hausse de 248 % par rapport à 2008. Cette évolution à contre-courant des tendances générales du marché confirme l’attractivité de ce secteur géographique auprès d’un large spectre d’utilisateurs, acteurs traditionnels de l’administration ou utilisateurs prestigieux provenant du QCA (Alcatel). Augmentation générale de l’offre disponible : le fléchissement de la demande et la multiplication des libérations de surfaces ont gonflé l’offre disponible à six mois, qui totalise 4,1 millions de m² contre 3,3 millions de m² un an auparavant. Le taux de vacance est désormais de 8 %, son niveau le plus haut depuis 1997. L’augmentation de l’offre disponible n’a épargné aucun type d’actif : le volume de l’offre disponible de seconde-main accuse une hausse de 25 % en un an liée aux mouvements de libérations de surfaces, tandis que celui de l’offre neuve/restructurée a augmenté, sur la même période, de 11 % du fait des nombreux immeubles livrés en 2009. L’offre de grandes surfaces de qualité n’en reste pas moins attractive en raison de la priorité donnée par les grands utilisateurs à la réduction des coûts d’occupation et à la modernisation de leur outil immobilier et au respect des normes de développement durable. L’optimisation de l’immobilier des entreprises reste de fait un facteur décisif, avec des logiques de regroupement et de rationalisation à l’origine de 84 % de la demande placée totale > 4 000 m² en 2009 contre 82 % en 2008. La hausse continue du taux de chômage – qui devrait toutefois augmenter moins fortement en 2010 qu’en 2009 – et la propension constante des entreprises à renégocier leur bail plutôt qu’à déménager éloignent toute perspective de reprise franche de la demande à court terme. En 2010, le volume des m² de bureaux loués ou vendus aux utilisateurs devrait donc être peu ou prou comparable à celui enregistré en 2009, à un niveau trop peu élevé pour inverser la tendance à l’augmentation de l’offre disponible. Cette dernière continuera ainsi à progresser du fait de la poursuite des libérations de surfaces et des livraisons à venir, contribuant à accentuer la distinction entre bureaux neufs et de seconde-main. La chute des mises en chantier et le report du lancement de nombreux projets ne permettant pas d’escompter un rééquilibrage du marché avant 2011, les conditions de bail resteront d’ici là favorables aux utilisateurs qui cherchent à réduire leurs coûts d’occupation. Ils continueront notamment de profiter de mesures d’accompagnement substantielles, moyen important d’ajustement des valeurs faciales dont l’écart avec les loyers économiques devrait encore se creuser. LE MARCHÉ DES GRANDS ENTREPÔTS EN FRANCE (> 5 000 M²) · Chute de la demande placée : la demande placée en 2009 dans tout l’Hexagone s’est établie à 1,6 million de m², soit une forte chute de 38 % par rapport à 2008 (2,6 millions de m²) liée au fléchissement des besoins de stockage des entreprises et à la plus forte propension des utilisateurs à renégocier leur bail plutôt qu’à déménager. L’évolution de la demande a confirmé et accentué les tendances observées en 2008, avec un nouveau recul de la part des prestataires logistiques et de celle des marchés régionaux secondaires dans le volume total des mètres carrés loués ou vendus aux utilisateurs. L’activité soutenue des chargeurs, le nombre important d’opérations en compte-propre et la résistance du marché d’Ile-de-France – où 630 000 m² ont été placés en 2009 contre 640 000 m² l’année précédente – ont à l’inverse permis de limiter l’affaissement du marché. Poursuite de l’augmentation de l’offre :les libérations de surfaces de seconde-main et le rythme élevé des livraisons de bâtiments neufs ont gonflé le volume de l’offre totale disponible et mis à mal l’équilibre de certains pôles logistiques (Sud de l’Ile-de-France, L’Isle d’Abeau). Mais si la chute de la demande a diminué les capacités d’absorption du marché français, elle a aussi exacerbé la prudence d’investisseurs et de promoteurs qui, confrontés à des difficultés persistantes de financement, ont pratiquement interrompu le lancement de projets en blanc. Baisse des loyers faciaux : la détérioration du marché locatif et les exigences accrues de prestataires dont la rentabilité a été fragilisée par la crise ont pesé sur l’évolution des valeurs faciales des grands entrepôts. Demeurés stables à Paris et Lyon, où ils s’établissent toujours à 51 et 47 €/m²/an respectivement, les loyers prime ont accusé une légère baisse en régions lilloise (40 €/m²/an) et marseillaise (42 €/m²/an). Cette évolution s’est accompagnée d’un recours important des bailleurs aux mesures d’accompagnement (1,5 mois de franchise de loyer par année d’engagement en moyenne) et d’une augmentation de la proportion des baux précaires signés par les utilisateurs. En dépit du redressement attendu de la production manufacturière et du commerce mondial, les incertitudes de la conjoncture économique continueront de peser en 2010 sur l’évolution des volumes loués ou vendus aux utilisateurs. Toutefois, tirant parti de la crise pour optimiser leur supply-chain, ces derniers poursuivront la rationalisation et la modernisation de leur immobilier et entretiendront de fait l’attractivité des bâtiments de dernière génération, aisément accessibles et situés dans les principaux pôles logistiques français. Participant de cette évolution, la mise en place de schémas de distribution innovants par les grands utilisateurs dans certains secteurs d’activité (grande distribution, e-commerce, etc.) devrait accélérer la distinction entre actifs haut-de-gamme et bâtiments de seconde-main de qualité d’une part, et actifs obsolètes d’autre part. LE MARCHÉ DE L’IMMOBILIER DE COMMERCES EN FRANCE Fléchissement de la demande des enseignes : en 2009, le ralentissement des dynamiques d’expansion des enseignes déjà présentes dans l’Hexagone et la diminution du nombre de nouveaux entrants ont reflété la baisse de la consommation des ménages. L’allongement des délais de commercialisation, la diminution des surfaces prises à bail et le tarissement de la demande pour les emplacements secondaires ont été les manifestations les plus évidentes d’une prudence accrue des enseignes. Des facteurs de croissance demeurent : la multiplication de petits formats de proximité et de hard-discounters alimentaires a animé le marché des rues commerçantes et des parcs d’activités commerciales, et traduit l’évolution du cadre réglementaire et des comportements d’achat. Le marché français est également resté attractif pour les plus grandes enseignes internationales, comme l’ont confirmé les implantations de grands noms de la distribution (Apple à Paris et Montpellier, Uniqlo à Paris) et les recherches actives d’emplacements par plusieurs nouveaux entrants pour une première ouverture en France (Superdry, TK Maxx). Une distinction croissante entre emplacements n°1 et emplacements secondaires : la distinction entre emplacements n°1 et secondaires a été accentuée par l’expansion continue de certaines enseignes internationales et la volonté, pour la plupart d’entre elles, de limiter les risques associés à leur développement. En dépit d’un nombre limité de mouvements, les implantations les plus significatives de 2009 ont ainsi conforté la suprématie des artères commerçantes les plus prestigieuses de Paris et des principales métropoles de province, et assuré le succès des meilleurs emplacements des meilleurs centres commerciaux et parcs d’activités commerciales. Des valeurs locatives qui stagnent ou sont orientées à la baisse : le maintien des valeurs locatives prime à des niveaux élevés traduit l’attractivité constante des emplacements les plus stratégiques. Mais une pression à la baisse a été constatée pour certains des meilleurs actifs tandis que les sites et centres secondaires n’ont cessé de pâtir de l’affaissement de la demande et de la détermination croissante des enseignes à négocier. L’allongement des délais de commercialisation et les mesures d’accompagnement consenties par les bailleurs (loyers progressifs, franchises de loyers ou travaux d’aménagement) ont reflété l’évolution des rapports de forces entres propriétaires et locataires. Une offre de qualité encore limitée mais des opportunités en nombre : les difficultés de financement et un contexte économique bien moins porteur ont conduit au report de nombreux projets de centres commerciaux et parcs d’activités commerciales. Toutefois, en 2009, le rythme des ouvertures est resté élevé, avec l’inauguration de plusieurs centres commerciaux régionaux et parcs d’activités commerciales accordant une large place aux loisirs (Odysseum à Montpellier, Vitam’Parc à Saint-Julien-en-Genevois, Les Docks Vauban au Havre, Carré de Soie à Vaulx-en-Velin, etc.). Parallèlement à cet accroissement du parc français des commerces, l’existence d’actifs à céder par des enseignes en difficultés ou désireuses de rationaliser leur portefeuille immobilier a permis d’alimenter une offre ponctuellement limitée sur les meilleurs emplacements. La poursuite de l’évolution de l’édifice réglementaire français constituera l’une des préoccupations majeures des acteurs de l’immobilier de commerces en 2010. Après l’adoption de la loi de modernisation de l’économie en 2008 et de la loi sur le repos dominical en 2009, plusieurs questions restent en suspens, liées au bien-fondé économique de l’instauration de soldes flottantes ou de la libéralisation de l’ouverture des commerces le dimanche. Par ailleurs, des réflexions sont en cours, relatives à l’amélioration des entrées de ville et à la dynamisation du commerce de proximité, qui pourraient accélérer l’intégration de l’urbanisme commercial dans le droit commun de l’urbanisme et engendrer de nouvelles dispositions majeures (application obligatoire de l’ILC, etc.). Mais la principale interrogation pour le marché français de l’immobilier de commerces en 2010 concerne l’ampleur des destructions d’emplois, car l’évolution des ventes au détail est souvent corrélée à la hausse du taux de chômage. Il est donc probable que ce climat incertain continuera de nourrir la prudence des enseignes et d’influencerles comportements d’achat des consommateurs, qui devraient favoriser les formats déjà prisés en 2009 (hard-discount, e-commerce, commerce de proximité, etc.). « Après une année 2009 difficile, et avant la reprise plus franche espérée en 2011, l’année 2010 constituera une période de transition s’agissant tant de l’évolution de la demande, de l’offre et des valeurs immobilières, que du cadre réglementaire du marché français. En 2010, nous suivrons donc avec d’autant plus d’attention les prolongements d’une année 2009 particulièrement riche en réformes et évolutions juridiques (Grenelle I et II, Grand Paris, suppression de la taxe professionnelle, etc.) que celles-ci pourraient être susceptibles de renforcer l’attractivité des marché français de l’immobilier d’entreprise à l’orée d’un nouveau cycle » conclut Olivier Gérard. www.cushmanwakefield.fr Agdia-Biofords : 20 ans !
« Une idée, rien dans les poches », voilà ce que raconte Marc Masson, lorsqu’il se souvient de la création de son entreprise, Biofords, qui souffle ses 20 bougies cette année. "Au cours des 10 premières années, nous avons surtout développé des activités d’audit et de consulting dans le domaine des biotechnologies" explique cet ancien directeur scientifique. Fort de cette première expérience, Biofords se tourne au fil des ans vers les produits innovants. Elle prend un nouvel essor en l’an 2000 en signant un partenariat avec Agdia aux Etats-Unis. Au sein du Génopole, Agdia-Biofords se spécialise alors dans le développement et la commercialisation de kits de détection rapide pour les virus, les bactéries, les OGM et les toxines de l’eau. Via ce partenariat, elle vend ses produits en Europe, mais aussi au Moyen-Orient et en Afrique. "Nos clients sont par exemple des laboratoires d’analyses d’eau départementaux qui font respecter les normes en la matière, nos kits de diagnostic permettent d’identifier la présence de microcystines (les toxines de l’eau)" explique Marc Masson. Les semenciers ou les pépiniéristes utilisent nos produits pour détecter les virus et les bactéries. À l’avenir, l’objectif est de développer un pôle R&D conséquent autour de la jeune équipe actuelle composée de 6 personnes. "Il nous faut enrichir notre portefeuille de clients et donc mieux répondre aux besoins du marché, notamment en matière de réglementation européenne " souligne Marc Masson, 64 ans. "Pendant 20 ans, nous ne nous sommes pas ennuyés car si j’aime l’innovation, les nouveaux produits, ils sont aussi beaucoup plus difficiles à vendre !". Statut : SARL Nombre de salariés : 6 Lieu : Evry CA : Près de 900 KE pour 2009 Date de création : 1989 Cybergun : un partenariat dans le paint-ball
Le groupe Cybergun (Bondoufle), leader mondial du tir de loisir, a annoncé le 4 janvier la signature d’un
accord de partenariat stratégique de long terme avec la société JT Sports.
JT Sports, basé à Bentonville (Arkansas, Etats-Unis), est un acteur reconnu du marché du
paint-ball depuis plus de 20 ans avec une gamme complète de produits (chargeurs, billes,
masques, accessoires, etc.) vendus sous les marques Brass Eagle, JT et Viewloader.
Cybergun, précurseur et leader mondial sur le marché de la réplique d’armes factice sous
licence, est entré sur le segment du paint-ball début 2008 avec l’acquisition de Tech Group,
société spécialisée dans les articles pour enfants.
Les deux groupes ont signé un contrat pluriannuel accordant à Cybergun la distribution
exclusive en Europe de l’ensemble de la gamme de produits JT Sports. Le groupe va reprendre
immédiatement une partie du stock de JT Sports.
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Ce renforcement du groupe en Europe va permettre de poursuivre le rééquilibrage progressif
des ventes entre les Etats-Unis (64% du chiffre d’affaires consolidé lors de l’exercice avril 2008
– mars 2009) et l’Europe. Cette nouvelle activité de distribution devrait dégager des niveaux de
rentabilité opérationnelle comparables à ceux du coeur de métier de Cybergun.
Siom de la Vallée de Chevreuse : 50 ans
Journées portes ouvertes, exposition d’art contemporain, accueil de scolaires : plusieurs manifestations en direction du public ont marqué le demi-siècle d’existence du Syndicat interdépartemental des ordures ménagères (Siom) de la Vallée de Chevreuse. Cet organisme qui réunit aujourd’hui 17 communes, dont celles de la communauté d’agglomération du Plateau de Saclay, a placé son activité sous le signe de l’écologie dès 1984, avec la création d’une ligne d’incinération permettant de récupérer l’énergie produite par les déchets pour en faire de l’eau chaude sanitaire distribuée aux habitants des Ulis. Autres actions phares de cette conduite « verte » : l’acquisition, en 1999, de bennes de collecte à gaz, moins polluantes et moins bruyantes, et l’adoption en 2008 d’un plan de prévention des déchets. Le Siom s’est aussi engagé en 2006 dans une démarche de certification Iso 14 001, visant à améliorer ses performances environnementales, ce qui lui a valu d’être la première structure française à obtenir le niveau 1 de ce certificat. Outre l’obtention de la totalité de la certification, d’ici à fin 2009, le Siom s’est fixé notamment pour objectif le développement de ses moyens de collecte des déchets *, à travers la mise en place de déchetteries mobiles et de ressourceries-recycleries et l’extension de son réseau de production de chaleur en direction des industriels du parc d’activités de Courtabœuf… * En 2008 (population de 174 000 habitants) : 13 800 tonnes de déchets verts ; 9 380 tonnes de déchets valorisés par recyclage (hors déchets verts) ; 59 000 tonnes de déchets incinérés. Télessonne : elle a tout d’une grande
Née sur le câble en 1989, la chaîne Télessonne continue d’élargir son audience départementale, de la télévision Adsl à Internet, et peut-être bientôt la TNT. « Le plus beau cadeau que nous souhaitons offrir à nos téléspectateurs, pour les vingt ans de notre chaîne, c’est sa diffusion sur la TNT », affirme Jérôme Guedj, président de Télessonne. Lié à une autorisation du CSA espérée pour fin 2009, l’octroi de ce canal supplémentaire de transmission marquerait avec panache l’anniversaire de la chaîne, créée le 9 septembre 1989 sur le câble. Regardée aujourd’hui par 400 000 Essonniens, via cinq opérateurs de télévision ADSL, et présente 24 heures sur 24 sur Internet, elle deviendrait alors accessible dans toute l’Essonne. Une véritable reconnaissance de la fonction de média de proximité de cette télévision locale qui couvre l’ensemble de l’actualité du département. A la suite des six communes fondatrices de la chaîne et du conseil général, devenu son actionnaire majoritaire en 2008, la CCI Essonne marque à son tour son attachement au développement de Télessonne en entrant dans son capital (1). « Il nous paraît normal d’avoir notre place au sein de cette télévision départementale qui développe un important volet économique, souligne Bruno Malecamp, directeur général de la CCI Essonne. Notre participation à son capital est dans la continuité du partenariat de longue date que nous avons établi avec elle, pour valoriser l’économie essonnienne. Nous lui communiquons régulièrement des informations, des statistiques, des pistes pour ses émissions. Les élus et les collaborateurs de la CCIE se rendent fréquemment sur ses plateaux, et nous diffusons ses programmes sur l’écran plasma de notre hall d’accueil. » Toujours plus dense d’année en année, avec 2 000 reportages et 1 500 invités accueillis en 2008, la grille des programmes s’est enrichie à la rentrée de plusieurs nouveautés. La plus marquante concerne la réalisation, dans le cadre des magazines « L’Attitude 91 », d’une émission hebdomadaire se déroulant « sur le terrain », dans les conditions du direct, dans un point du département mis en lumière par l’actualité à l’occasion d’un débat, d’un événement ou d’une manifestation locale. Le premier plateau hors des studios de Massy a été filmé le 28 septembre, à Corbeil-Essonnes, où se déroulaient des élections municipales partielles. Deux autres ont suivi en octobre, à l’occasion du festival Les Primeurs de Massy. L’actualité locale se voit par ailleurs accordée une place accrue : 1 h 30 lui sont consacrées chaque jour, entre le JT de 18 h 30, centré sur l’essentiel de l’information, l’émission « Pré-Attitude », à 18 heures, qui propose un zoom quotidien sur une commune, les magazines « L’Attitude 91 », à 18 h 40, où sont débattues les grandes questions essonniennes, du sport à l’économie et la politique, dans un studio au décor renouvelé, « pour apporter à la chaîne du rythme et de la modernité ». Cerise sur le gâteau, l’annonce d’une programmation spéciale « Anniversaire », en décembre, concoctée par les 24 salariés de la chaîne, avec rétrospectives, invités prestigieux ou inattendus, images insolites, jeux et autres surprises… (1) Les actionnaires de Télessonne : le conseil général, Numéricable, le Sivic (Bièvres, Chilly-Mazarin, lgny, Les Ulis, Massy et Palaiseau), la CCIE. L’apprentissage plus efficace contre le chômage des jeunes
Les chefs d’entreprise et la taxe d’apprentissage La Fondation d’Auteuil, Fondation pour l’insertion des jeunes en France, a sondé les dirigeants de PME sur l’apprentissage et la taxe d’apprentissage avec l’institut Ipsos.
Plus d’une entreprise sur deux y a recours (54%). Pour 65% des chefs d’entreprise interrogés, embaucher un apprenti permet de répondre à des besoins spécifiques de l’activité de leur société. Pour 78% d’entre eux, l’apprentissage est un moyen efficace pour lutter contre le chômage des jeunes et constitue à ce titre une réponse à leurs difficultés d’insertion professionnelle. En 20082 ces dirigeants étaient 69% à voir dans l’apprentissage un moyen de lutter contre le chômage. Ces chiffres témoignent de leur attachement croissant à l’apprentissage et aux valeurs qu’il véhicule en ces temps de crise économique.
Bien qu’ils se jugent plutôt bien informés sur les dispositifs d’aide de l’État visant à favoriser l’apprentissage dans les PME (66% les connaissent), seuls 40 % des chefs d’entreprises jugent ces mesures efficaces pour les PME. Dans le contexte économique actuel, la force d’incitation de ces réformes visant à favoriser l’embauche d’apprentis semble encore assez faible/limitée puisque 76% des dirigeants de PME interrogés pensent que ces mesures n’auront probablement (48%) ou certainement (28%) pas d’effet sur leur recrutement.
De même que les chefs d’entreprises voient dans l’apprentissage un levier en matière d’insertion sociale, ils voient dans la taxe d’apprentissage, qui sert en partie à financer les investissements des établissements délivrant des formations, plus qu’un simple impôt. Ils sont d’ailleurs 66% à savoir que la taxe d’apprentissage peut être versée à des fondations œuvrant pour la formation et l’insertion des jeunes. 52% de ces chefs d’entreprise (comme en 20084) considèrent le versement de leur taxe d’apprentissage et le choix de l’organisme bénéficiaire comme une forme de mécénat d’entreprise. Ils trouvent ainsi un moyen de faire « œuvre sociale », et ce d’autant que leur mécénat « volontaire » subit un net ralentissement par la crise, seuls 12 % des PME envisage d’entreprendre une action de mécénat en 2010.
Les chefs d’entreprise déplorent une certaine opacité dans le fonctionnement de la Taxe d’apprentissage et sont 63% à se considérer mal informés de l’utilisation de leur taxe d’apprentissage par les organismes bénéficiaires. Ce flou explique sans doute en partie une certaine « instabilité » des dirigeants dans son affectation : plus de 4 chefs d’entreprise sur 10 (43%) ont déjà changé d’organisme bénéficiaire (28%) ou pourraient en changer à l’avenir et y ont déjà réfléchi (15%). Combien gagnent les commerçants et artisans ?La 15ème édition du recueil « Chiffres et Commentaires » publié par la Fédération des centres de gestion agréés (FCGA) passe au crible les revenus des artisans et des commerçants en 2008. Une enquête inédite qui analyse l’évolution de 11 secteurs d’activité représentant 77 professions. Synthèse chiffrée… Une activité globale en hausse de 2,6%, un résultat courant en recul de 1,6% : la crise grignote les revenus des artisans et des commerçants en 2008. Dans ce contexte morose, 9 secteurs sur 11 enregistrent une tendance positive. Mais quatre d’entre eux seulement réalisent un chiffre d’affaires supérieur à la moyenne générale (+2,6%), toutes activités confondues. Deux secteurs affichent une activité en repli : « Culture et Loisirs » (-1,4%) et « Équipement de la personne » (-0,4%). De plus, même lorsque les chiffres sont positifs, ils sont souvent en recul par rapport à l’année précédente. Signe des temps (durs) : la quasi-totalité des résultats courants sont dans le rouge… Revue de détail… Sur le podium
Les professionnels de la santé (pharmaciens, opticiens, prothésistes dentaires…) occupent la troisième marche du podium. Globalement, ils enregistrent un accroissement de leur activité de 3% en 2008. Un résultat moyen en progression d’un point par rapport à celui de l’année précédente (+2%). Pharmaciens (+3%) et prothésistes dentaires (+2,8%) réalisent une performance comparable. Tandis que l’activité des opticiens lunetiers (+0,8%) connaît un net recul (+0,8% en 2008, contre +4,2% en 2007). „ Les revenus du secteur : +0,5% (contre -2,1% en 2007)
C’est la révélation de ce palmarès 2008 des TPE ! Les commerçants de l’alimentation effectuent un superbe come-back sur le devant de la scène commerciale : +2,7%, contre +1,4% en 2007. Les crémiers fromagers (+4,7%), les boulangers pâtissiers (+3,6%) et les bouchers (+3,3%) réalisent les meilleures performances du secteur. Seule ombre au tableau : le mauvais chiffre de la poissonnerie artisanale (-1,2%). „ Les revenus du secteur : -1,9% (contre +1,9% en 2007)
Sur la première marche du podium, les professionnels du transport enclenchent cependant la marche arrière par rapport à l’année précédente. Avec une activité en augmentation de 4,3% (contre +5,6% en 2007), ils restent néanmoins l’un des principaux moteurs de la croissance des TPE en 2008. Ce sont les entreprises de messagerie et fret express qui réalisent la meilleure performance du secteur : +6,4%. Les ambulances (+2,4%) font moins que la moyenne générale (+2,6%), toutes activités confondues. Côté revenus, c’est l’effondrement avec une chute de plus de 6%. „ Les revenus du secteur : -6,1% (contre +4,9% en 2007)
Affaiblis par la crise, les artisans du bâtiment se contentent de la deuxième place cette année. Dans un contexte difficile, ils réalisent une performance honorable (+4,2%, contre +6% en 2007). Toutes les professions affichent une activité en repli. Les entreprises de terrassement et travaux publics enregistrent la plus forte progression d’activité (+5,6%), mais aussi la plus importante baisse de revenus (-9,3%). Longtemps épargné, l’artisanat du bâtiment est touché de plein fouet par la crise économique en 2008. „ Les revenus du secteur : -0,2% (contre +3,6% en 2007) Les autres performances 7 secteurs, sur les 11 étudiés, réalisent une croissance nettement inférieure à l’évolution moyenne de l’activité des TPE en 2008 (+2,6%). Comme en 2007 (-1,3%), le chiffre d’affaires des professionnels de la Culture et des Loisirs est en net recul (-1,4%). L’Équipement de la personne est aussi en repli (-0,4%, contre +1,1% en 2007). La progression des 5 autres activités analysées (hors Culture-Loisirs et Équipement de la personne) est comprise entre +0,2% (Équipement de la maison) et +1,8% (Réparation auto-moto). Détail de l’évolution de l’activité et des revenus des cinq autres activités analysées :
„ Revenus : -1,6% (contre +0,6% en 2007)
„ Revenus : -4,6% (contre +2,4 % en 2007)
„ Revenus : -4,2% (contre +4% en 2007)
„ Revenus : -4% (contre +1,8% en 2007)
„ Revenus : -1,6% (contre -1,2 % en 2007) Méthodologie de l’Observatoire Cette 15ème édition du cahier « Chiffres et Commentaires » analyse l’évolution du chiffre d’affaires, en 2008, de 77 professions représentant 11 grands secteurs d’activité. Les résultats indiqués ont été calculés à partir des déclarations fiscales 2008 des adhérents des CGA membres du réseau FCGA/Anprecega. L’étude a porté sur une population de 173 000 entreprises. |
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