Logo Reussir
 


Apprentissage, ces PME qui sautent le pas

Les centres de formation s’adaptent au marché

Explication d’Emmanuel Duminy, professeurs d’économie-gestion à l’IFFA de Massy : « Plus on descend dans l’échelle des diplômes, plus les ruptures de contrat sont nombreuses. Au niveau du CAP, les apprentis ne savent pas trop ce qu’ils veulent faire, tandis que le projet est beaucoup plus abouti pour les Bac + 3. » Ces derniers sont donc plus recherchés par les employeurs. D’une manière générale, un centre de formation d’apprentis doit s’adapter au marché. Exemple à Massy : « Nous allons fermer la section CAP vente à la prochaine rentrée, car il n’y a plus assez de demandes de la part des entreprises, commente M. Duminy. Par contre, la section immobilier est en plein essor ; ses effectifs ont été multipliés par cinq en quatre ans. » Traditionnellement, l’artisanat est le secteur le plus friand d’apprentis. Mais le tertiaire s’y met aussi depuis quelques années : sur les 3000 élèves de la Faculté des métiers de l’Essonne, 1100 se dirigent vers ce secteur d’activité. Il y a douze ans, ils n’étaient qu’une centaine. Thierry Plantier, le directeur de la FDM, estime que cet élan s’inscrit dans « une tendance globale à la meilleure appréciation du contrat d’apprentissage : l’intérêt des jeunes, de leurs familles mais aussi des entreprises est croissant. L’apprentissage est en train d’acquérir, petit à petit, ses lettres de noblesse. »
image1
        Mentions légales