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Apprentissage, ces PME qui sautent le pasMaître d’apprentissage, un rôle à valoriser
Jean-Louis Clerc, de l’entreprise de chimie Vernis Soudée, à Fleury-Mérogis, prend des apprentis au niveau licence ou maîtrise. Et insiste avant tout sur le rôle primordial du tuteur : « Il s’agit de la première vraie expérience de ces jeunes dans le monde du travail. Il faut donc être très disponible pour eux, tout en leur laissant une bonne part d’autonomie. »
C’est pour valoriser et souligner l’importance de cette fonction de maître d’apprentissage que la CCI Essonne a mis en place, dès février 2004, tout un dispositif autour du tutorat. « L’objectif est de faire comprendre aux employeurs qu’accueillir un jeune, c’est avant tout l’accompagner », explique Dahmane Dairi, conseiller en ressources humaines à la CCI.
A l’issue de cette réflexion, les tuteurs rédigent un petit mémoire sur ce processus d’accompagnement de l’apprenti, et obtiennent un diplôme de maître d’apprentissage ou de maître d’apprentissage expérimenté, selon le nombre de jeunes formés (2).
En 2005, 18 diplômes ont été délivrés. Catherine Barascud, fleuriste à Verrières, faisait quant à elle partie de la première « promotion », en 2004. Depuis dix ans, la commerçante emploie des apprentis en CAP. Son seul regret : être limitée à deux élèves sur la même période. Comme la plupart des tuteurs, la fleuriste ne pense rien de bon de l’apprentissage dès 14 ans, qui devrait être opérationnel à la rentrée 2006 : « Trop jeune, beaucoup trop jeune ! »
Même avis pour Maurice Le Tellier, à Brunoy. Ses premiers apprentis, il les a embauchés en 1978. Depuis, une vingtaine sont passés par ses ateliers. Mais le garagiste s’avoue « déçu par le niveau de formation, de moins en moins bon. Les jeunes n’ont pas de vocation à la base, et il est de plus en plus difficile de trouver des apprentis mécanos. »
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