Olivier Boudon, président de la CGPME Essonne
Pdg. de S2iB, société de services informatiques, Olivier Boudon a la fibre entrepreneuriale depuis toujours. Après 5 années passées à la tête du CJ2E (Centre des jeunes entrepreneurs de l’Essonne), il vient de succéder à Philippe Lavialle, à la présidence de l’antenne essonnienne de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME).
Réussir en Essonne : Vous êtes le nouveau président de la CGPME Essonne, mais chef d’entreprise avant toute chose. Pouvez-vous nous présenter la votre en quelques mots ?
Olivier Boudon : Je ne suis pas devenu chef d’entreprise par hasard. Depuis que je suis entré dans la vie active, cela a été mon objectif. J’ai commencé à travaillé en tant qu’informaticien/technicien, tout en préparant une maîtrise Miage (Méthodes informatique appliquées à la gestion des entreprises) à Orsay, un DESS Systèmes d’information et le diplôme de l’IAE-Paris (Institut d’administration des entreprises). Puis j’ai créé S2IB en 1998. C’est une société de services informatiques, dédiée aux PME, dans laquelle l’embauche d’un informaticien n’est pas nécessaire. De ce fait, nous avons développé quatre services : l’expertise réseaux, la fourniture de matériels, les progiciels de gestion intégrée et l’assistance technique. Aujourd’hui, nous sommes installés dans de beaux locaux, sur le parc Courtaboeuf. L’entreprise, qui réalise 1,5 millions d’euros de CA, emploie une quinzaine de salariés.
Réussir en Essonne : Une décennie pour une petite entreprise, dans l’informatique, c’est pas mal. Vous avez traversé en toute sérénité la période sombre qui a vu la disparition de nombre d’entreprise dans ce secteur d’activité. Quels sont vos atouts ?
L’organisation de notre structure et la rigueur avec laquelle nous travaillons. Nous avons également un taux de fidélisation de nos clients qui est de l’ordre de 50 %, ce qui est excellent. Et des partenaires de premier choix : Sage, HP, IBM, etc., entre autres.
Réussir : Des projets pour S2IB ?
Notre ambition ? Etre la plus grosse boîte d’informatique de l’Essonne ! (sourires).
Nous avons préparé les dix prochaines années en élargissant l’offre logicielle pour nous positionner en tant qu’offreur de solutions et pas en tant que simples revendeurs. Nous sommes des spécialistes de la gestion et nous sommes capables de faire du support et de la gestion pour tout le parc informatique. Pour l’heure, le 10e anniversaire de la création de S2iB nous offre l’occasion de fêter cela avec nos clients, avec une petite surprise à la clé. Parallèlement, nous recherchons des cibles de croissance externe dans le domaine des réseaux de l’administration de matériel ou dans le domaine des logiciels de gestion
Réussir en Essonne : Chef d’entreprise reconnu, vous avez été président du CJ2E pendant cinq années. Et vous voilà désormais président de la section départementale de la CGPME. Que représente la CGPME aujourd’hui en Essonne ?
Nous avons un objectif local de représentativité. Ce qui se concrétise par la volonté de multiplier par trois le nombre de membres de la CGPME 91. Pour cela, nous allons continuer à assurer des missions de représentations, auprès des institutions locales, et à exercer des mandats patronaux. Nous avons également l’objectif de renforcer les services aux adhérents, avec la nécessité de relayer les projets insufflés par la CGPME Ile-de-France, en travaillant sur des thèmes tels que la santé au travail, la reprise d’entreprise, la gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences, etc.
Réussir : un certain nombre de commission vont également être créées. Pouvez-vous nous les présenter ?
Il va y avoir plusieurs commissions : juridique, recherche de financement, communication, énergie, environnement et développement durable. L’idée, c’est de se tourner davantage vers les adhérents, de les faire participer et de leur apporter des informations, un soutien sur des thèmes majeurs.
Réussir : et des objectifs plus personnels ?
J’aimerais essayer d’apporter à la CGPME, un peu de l’esprit de convivialité du CJ2E…Car je suis convaincu qu’il faut savoir faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux.
Réussir : Et l’après, vous y pensez ?
Ce qui me motive, c’est faire des choses avec mes pairs sur un sujet qui me passionne au quotidien l’entreprise. Dans quelques années, j’aimerais bien être juge au Tribunal de commerce, afin d’être toujours et encore au cœur du monde de l’entreprise.
Propos recueillis par Valérie Le Boudec
Encadré
La CGPME 91 c’est :
Un porte-parole et partenaire des PME
Un représentant et le défenseur des PME au travers des mandats
Une cellule d’informations et de conseils professionnels
Un relais de l’actualité des PME/PMI auprès des entreprises
Et
Des animations : cafés-gourmands débats, réunions thématiques, etc.
Des supports de communications
La GSC (Garantie sociale du chef d’entreprise).
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